L’HISTOIRE DU COSTUME

Le costume, un attribut royal

L’histoire du costume commence dans les cours royales d’Angleterre au XVIIe siècle. Après une série de catastrophes nationales telles qu’une peste et le Grand incendie de Londres, le roi Charles II décrète que ses courtisans échangent leurs fourrures et leurs robes flamboyantes contre quelque chose d’un peu plus humble.

Cet humble aspect comprenait une redingote, des gilets, une cravate, une perruque, une culotte de genou et un chapeau. Les parallèles modernes sont évidents : la redingote est devenue le blazer, le gilet s’est démodé, la cravate s’est modernisée, la perruque a été remplacée par de vrais cheveux (si vous avez de la chance), la culotte de genou s’est transformée en pantalon et les chapeaux ont été laissés de côté.

Avec le temps, les rois se sont succédés et peu à peu ont disparus. La révolution industrielle s’est emballée, les frontières entre les classes inférieures et supérieures ont commencé à s’estomper. Les riches marchands et les amateurs de culture ont compris l’importance du style dans le statut social d’une personne. De ce groupe naît un certain type d’homme appelé « dandy ».

Le plus célèbre de ces dandys était Georges, alias « Beau » Brummell – un acteur essentiel dans l’histoire du costume. Brummell est né dans cette classe moyenne naissante et a rapidement gagné la faveur de la royauté pour ses choix vestimentaires. Les épaules bouffantes, les collants et les chapeaux inutilement grands ont connu un déclin constant. Brummell a également lancé une nouvelle tendance passionnante, appelée « le bain quotidien », qui était révolutionnaire à l’époque

La Grande Guerre et la mode

La Première Guerre mondiale a été un tournant pour de nombreuses influences culturelles et sociales, et le costume n’a pas fait exception.
La possibilité de personnaliser le costume le rendait attrayant pour les riches et abordable pour les pauvres.
Bientôt, tout le monde, du serveur au banquier, portait une forme de costume moderne.

Le capitalisme, les affaires et le marché libre dominaient le monde occidental, et les travailleurs avaient besoin d’un uniforme. Le costume est devenu cet uniforme. Il donnait de l’ordre et de la formalité à un monde du travail qui essayait encore de se définir.

En bref, si vous portiez le costume, vous jouiez le jeu.

L’influence de la révolution Française et la mode

lors que les Français commençaient à s’éloigner de leurs seigneurs royaux, apparaître ouvertement d’une classe supérieure, dans toute l’Europe, n’était pas une bonne stratégie. Cette attitude a joué un rôle important dans l’histoire du costume. Les conseils de style de Brummell ont pris racines dans toute la Grande-Bretagne et le continent et, par extension, dans leurs empires. Bien que l’apparence formelle soit toujours au sommet de la hiérarchie de la mode, des changements pour un style  plus détendus ont commencé à s’opérer.

Le costume du matin, qui est un précurseur informel du smoking, est devenu une tenue décontractée parmi les élites de la société. Ironiquement, ce type de vêtement est aujourd’hui réservé aux événements les plus exclusifs. C’est l’exemple visuel classique du gentleman de l’époque victorienne. Bâton de marche et chapeau haut de forme inclus.

À cette époque, la célèbre rue Savile Row à Londres fabriquait depuis des siècles les vêtements et les uniformes des militaires et du peuple. Bien sûr, les tendances des styles martiaux et civils ont commencé à s’entremêler physiquement et métaphoriquement. C’est grâce à ce mélange de styles que le costume de salon (lounge suit) est finalement né et ce que nous appellerions aujourd’hui le costume d’affaire (business suit) est lentement devenu populaire dans la société. Cependant, l’aristocratie a toujours réservé le costume de salon pour des occasions très informelles comme la chasse, le sport et les vacances sur la côte.

Après l’histoire du costume, nous vous proposons de découvrir l’Histoire du smoking.

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